Réfractaire à l’idée même de reprises collectives et par égard pour le cheval de « Meule » des clubs, je cultivais une équitation à l’Indienne me défiant de la bride, de la selle et du fer. Coureur des bois, je regardais de loin la « belle équitation » comme le piano bastringue lorgne sur le Steinway de concert, la pantoufle sur le chausson de danse.

Pour m’être essayé depuis l’enfance au dressage de chiens, chèvres, oies et autres fauves, je réalisais que le cheval étant le seul animal que l’on dressait monté, méritait plus d’égard et d’effort que nul autre encore.

Il était donc inévitable que je rencontre Joël de Place qui me laissait entrevoir que la Haute Ecole n’avait comme seul objectif que de mettre l’animal en lumière, beauté, confiance et légèreté. Comme la danseuse à sa barre, le pianiste à ses gammes, effort et technique m’ont amené, je l’espère, à échapper un peu à la pesanteur du cavalier qui blesse tant l’animal que l’on dit tant aimer.

J’ai donc souhaité partager une rencontre « de haut niveau » traditionnellement dévolue aux cercles confinés, élitistes et onéreux des académies de prestige en créant modestement l’association « Cercle de Place en Place ».

Deux personnalités ont particulièrement enrichi l’association :

  • Le vétérinaire naturopathe équin de l’association qui participe à l’excellent état de ma modeste cavalerie.
  • Yvan Fredric, dont les cavaliers sont si bien assis que le centaure s’y dessine.